Évangile selon saint Marc (1, 1-10)

Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu. Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 

PORTAIL ÉVANGÉLIQUE

Voici que l’Évangéliste Marc initie notre lectio divina, annonçant d’entrée les trois niveaux de lecture par lesquels ceux qui ont croisé Jésus sont passés. L’homme, le Messie et le Fils de Dieu. Non pas trois identités mais trois profondeurs de regards qui s’offrent à notre contemplation. Itinéraire de découverte et pédagogie de l’Évangéliste qui va nous conduire de vestibule en vestibule pour apprivoiser notre regard posé sur le mystère d’une vie.

Jésus, c’est celui qui vient, nous dit son cousin. C’est celui qui va nous faire passer de l’eau qui lave et purifie à l’Esprit qui saisit et envoie, de la conversion à l’immersion, de la contrition à la donation. Tout est concentré dans cette scène. Tout est comme en attente, suspendu à cette annonce extraordinaire qui ouvrira des temps nouveaux. L’Évangile de Jésus, c’est le récit de cet homme dont Jean-Baptiste sait au plus profond de lui-même qui il est. Il ira jusqu’au bout de ses doutes et il ouvrira la porte de son coeur et de celle des autres au Messie. Car il le sait, ce Messie tant attendu par le peuple juif, annoncé par les Écritures, c’est Jésus. Mais c’est dans la bouche d’un païen que se trouve l’ultime révélation à son sujet. « Vraiment cet homme était Fils de Dieu », dira-t-il. La lectio divina s’achève dans cette contemplation ébahie du centurion qui a vu en Jésus sur la croix le Fils de Dieu.

Ce mystère nous scrute, année après année. La liturgie nous fait repartir de l’enfant pour ne rien perdre de l’homme, du Messie annoncé dans les Écritures et du Fils de Dieu venu sauver tous les hommes en embrassant la croix.

Entrons en lectio divina. Le portail de l’évangile selon Marc nous place en position d’écoute. Le temps donne toujours son fruit. Retournons à l’histoire de Jésus, l’un d’entre nous, vraiment homme, venu partager notre condition humaine, péché excepté, pour nous faire entrer dans son Royaume. Laissons cette histoire rejoindre notre humanité blessée, assoiffée d’un monde meilleur. Offrons-nous à cette histoire, prenons part à sa continuation. La lectio divina nous prend pour mener notre désir au point de rencontre. Le récit désormais, c’est l’Évangile de chacun d’entre nous, bien-aimé, enfant de Dieu. C’est pour que le monde voie et croie. C’est pour que le monde ait la vie. Jésus, le Messie, le Fils de Dieu n’a pas fini sa course en nous. L’histoire est en marche.

 

Marie-Dominique Minassian
Equipe Évangile&Peinture

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