Évangile selon saint Jean (10, 27-30)

En ce temps-là, Jésus déclara : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 

LIEN SÛR

Il n’en faut pas plus… non, il n’en faut pas plus pour être rassurés. Jésus résume à merveille les biens qui suffisent pour vivre.

En premier lieu, le lien avec lui. Nous sommes dans son périmètre, à portée de sa voix, en position d’écoute. Il ne tient qu’à nous de recevoir sa parole et de le suivre. Cette familiarité n’est pas feinte. Sa proximité non plus. Nous sommes en intime connexion. Le fruit de cette connexion est au présent. La vie éternelle n’est pas une promesse. C’est un don pour vivre aujourd’hui, un don qui nous arrache à la mort, à toutes les morts qui nous empêchent de vivre, à tous les venins qui nous empoisonnent.

Sa voix est le don qui nous relie à lui de manière définitive. En l’acceptant, nous devenons son bien, l’objet de son amour, de ses soins. Nous sommes en lieu sûr, en territoire aimé, protégé. L’enclos de sa parole nous est accessible. Il nous place au lieu même d’une communion d’amour que rien ne saurait atteindre. C’est l’espace du Royaume qui nous est ouvert. Pas de meilleur bien que celui-là. Vivre de ce lien d’unité entre le Père et le Fils façonne notre vie. Il est source de notre identité la plus vraie. Il irrigue notre désir d’aimer à notre tour. Il repose notre cœur inquiet de tant de choses. « Une seule est nécessaire » avait dit Jésus à Marthe, la tournant vers Marie qui avait choisi cette fameuse « meilleure part ».

L’écoute de ta voix, Seigneur, nous conduit en ce lieu sûr de ta main, de ton cœur qui nous reçoit du Père, nous aime et nous garde. Tu ne nous as pas lâchés. Jusqu’à la croix, c’est dans ta main et dans ton cœur que nous étions. C’est toi qui nous tenais, alors que nous étions loin, dispersés. Nous sommes aujourd’hui dans l’enclos de tes bien-aimés. C’est ton souffle que tu nous donnes en plus de ta voix pour que par tes mains et ton côté percés nous n’oublions jamais ce gage de ton amour sans retour: de quoi vivre sans limite…

 

Marie-Dominique Minassian

Equipe Évangile&Peinture

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Méditation en PDF: https://www.evangile-et-peinture.org/wp-content/uploads/2025/05/News_4eme-dimanche-Paques-C_20250511.pdf

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