Évangile selon saint Jean (6, 37-40)

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 

HEUREUX CORTÈGE

Quelle belle image que ce cortège ininterrompu cheminant vers le Christ, alpha et oméga de l’existence de tous ces êtres qui, ayant achevé leur parcours, se dirigent à la lumière venue en ce monde, un jour du temps.

L’image nous déborde. Elle échappe à sa saisie de notre seul œil. Il faut aussi l’oreille pour bien la saisir. Il faut prêter l’oreille à la rumeur de ce peuple en marche, à sa prière continuelle, à ce cœur unanime se remémorant l’invitation un jour reçue sur fond de silence: « Viens vers le Père ». Ce cortège retourne à la source à la voix du Fils. C’est lui qui lui souffle la joie filiale, l’attraction paternelle. Il est un lieu source où nous ne serons plus en peine, ni séparés ou déchirés. Il est un lieu où nous serons dans cette unité que nous portons comme une blessure.

Un jour ta parole a percé le plafond lourd des incertitudes et des craintes. Ta joie n’a cessé de s’infiltrer au profond de ma vie. Plus rien n’a eu d’importance, plus rien n’a surpassé ce désir déposé par toi au fond de mon cœur. Depuis, je marche.

Comme une ombre portée, tu nous balises le chemin les uns par les autres. Tu nous diriges en procession vers ton cœur ouvert. Ton ciel se déverse sur nos rivages esseulés. Nous ne sommes plus orphelins de sens. Le chant nous met en éveil et nous oriente. Ta main nous tient ensemble.

La marche incessante des vivants fait écho à celle de tous ceux qui nous précèdent. Ils sont eux aussi ces vivants qui portent la mémoire de jours heureux, l’avenir d’une plénitude soupirée.

Il est beau ce cortège de tous ceux qui ont fait de nous des enfants. Oui Père, accueilles-nous tous dans ta bonté sans limite. Remets nos dettes de cœur. L’heure est aux retrouvailles!

 

Marie-Dominique Minassian

Equipe Évangile&Peinture

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Méditation en PDF: https://www.evangile-et-peinture.org/wp-content/uploads/2025/11/News_Fideles-defunts-C_20251102.pdf

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