Évangile selon saint Jean (14, 15-16.23b-26)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
GARDE ÉTERNEL
Jésus avait déjà marqué l’histoire des hommes. Dieu avec nous. Le don du Fils est désormais couronné d’un autre don, celui de l’Esprit, le Défenseur: Dieu pour nous. Un don décisif chargé d’élucider le temps, d’en faire un allié. L’éternité n’est pas la mort ou la négation du temps. C’est sa vocation ultime. Nulle opposition dans l’action de Dieu. Tout est épiphanie. Il en est ainsi pour toutes les créatures. Tout s’éternise en Dieu. Rien ne se perd. Tout trouve sa résolution heureuse en lui.
Béatitude ultime: bienheureux ceux qui gardent cette parole venue du Père. Il ne s’agit pas seulement de mémoire mais d’engagement et d’action. Les actes éternisent les paroles. Toute vie est orientée vers ce terme qui n’est pas une fin. Toute vie est ordonnée par cette parole qui conduit à sa source. C’est l’unique combat.
Le retour au Père inauguré par Jésus est l’horizon tracé pour toute la création. C’est le point de convergence. L’Esprit est son agent. Il est communion. Il nous tient ensemble dans ce grand mouvement d’attraction. Il nous protège des forces opposées en nous maintenant dans la garde de la Parole. Il est le rappel permanent et commun à tous de l’unique commandement capable de surmonter l’épreuve du temps.
Gardez-vous les uns les autres comme je vous ai gardés. Notre premier de cordée ne s’est pas payé de mots. Il nous a gardés fixant pour toujours son amour offert sur une croix visible par tous. Les bras ouverts sont désormais le signe de reconnaissance de cet amour tout puissant, la voie unique et exigeante dessinée par une parole et une vie qui l’embrasse. Cette joie nous attend y compris au cœur du pire.
Réjouissons-nous donc: Dieu a scellé notre droit à l’amour et à la joie et c’est pour tous. Il veille désormais caché dans l’ordinaire de nos jours pour la prochaine épiphanie.
Marie-Dominique Minassian
Equipe Évangile&Peinture
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Méditation en PDF: https://www.evangile-et-peinture.org/wp-content/uploads/2025/06/News_Pentecote-C_20250608.pdf
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